Alexia Grousson
Le 12 mai, les membres du Centre communautaire francophone de Sarnia-Lambton (CCFS) ont troqué le café-causerie habituel pour une activité pratique autour du jardinage, animée par Andréanne Longpré. Un repas a précédé l’atelier organisé dans le cadre des rencontres destinées aux aînés.
Technicienne en horticulture diplômée du collège Lambton en 2009, Mme Longpré a également effectué une formation en arboriculture pour les petits arbres et arbustes en 2011. Après avoir travaillé pendant une décennie pour la municipalité de Sarnia à l’entretien des jardins publics, elle s’est lancée à son compte afin d’offrir des services horticoles. Passionnée de culture maraîchère et florale, elle entretient aussi son propre jardin à domicile.
« Être dehors chaque jour, travailler avec la nature, c’est ce qui me motive. Créer un jardin, c’est comme être un artiste : on choisit les plantes, on crée une ambiance, un univers. C’est exigeant, mais c’est excellent pour la santé physique et mentale. Mon mari est aussi jardinier. Nous nous sommes rencontrés dans une serre. C’est tout un mode de vie, pas seulement un métier », raconte-t-elle.
L’activité est une réponse à l’invitation de Melissa Guerette, intervenante au Réseau-Femmes, qui souhaitait proposer aux aînés une activité simple et utile. Le choix des fines herbes s’est imposé naturellement puisqu’elles peuvent être cultivées facilement dans des pots, sur un balcon ou à l’intérieur, puis utilisées au quotidien en cuisine.
Au cours de l’atelier, les participants ont appris à manipuler délicatement les racines lors du rempotage et à bien doser la terre afin de ne pas étouffer les plants. Plusieurs variétés étaient offertes, dont le persil, le basilic, l’origan et la ciboulette, avec des options supplémentaires telles que la camomille, le céleri et des graines d’aneth. Mme Longpré a pris le temps d’expliquer les particularités de chaque plante. Elle a précisé que la ciboulette et l’origan sont des plantes vivaces qui repoussent chaque année, contrairement au basilic et au persil qui doivent être replantés chaque année.
Les échanges ont rapidement dépassé le simple cadre du jardinage. L’horticultrice a partagé plusieurs conseils pratiques tels que des méthodes naturelles pour éloigner les insectes et les animaux nuisibles. Elle a recommandé un produit à base d’ail pour repousser les moustiques sans abîmer les plantes, un savon insecticide utilisé dans les fermes biologiques ainsi que l’utilisation de paprika pour tenir les lapins à distance.
Elle a également expliqué comment conserver certaines herbes, par exemple en congelant la ciboulette dans l’huile d’olive ou en utilisant ses fleurs mauves pour aromatiser du vinaigre à salade. Les fines herbes peuvent aussi être suspendues en bouquets afin de sécher et servir ensuite d’herbe séchée en cuisine.
L’atelier a abordé les bienfaits du jardinage adapté aux aînés. Andréanne Longpré a insisté sur des solutions simples et peu exigeantes physiquement telle l’utilisation de pots, de jardinières de balcon ou de plantations intérieures, ce qui évite de devoir trop se pencher. Elle a aussi souligné l’importance écologique de certaines plantes, comme le persil et l’aneth, qui attirent les papillons indigènes et favorisent la biodiversité locale.
À la fin de l’activité, chaque participant est reparti avec un grand pot contenant quatre plantes prêtes à être cultivées à la maison. Pour Andréanne Longpré, l’expérience s’est révélée particulièrement enrichissante. « Il y avait une très belle atmosphère. Les gens étaient accueillants et très enthousiastes à l’idée de parler de jardinage et de plantes », a-t-elle affirmé.
Elle garde un souvenir chaleureux des participants rencontrés lors de cette matinée. « C’était très agréable. J’ai revu des gens familiers, dont certains de mes anciens professeurs, et j’ai rencontré de nouvelles personnes. Il y avait beaucoup d’intérêt pour le sujet », conclut-elle.
Photo : Andréanne Longpré (Courtoisie A. Longpré)






