Pour marquer ses 200 ans, la municipalité choisit aussi de regarder vers l’avenir. Elle mise aussi sur l’avenir en renforçant ses espaces verts et sa forêt urbaine. Quelque 200 nouveaux arbres prennent racine le long d’un corridor riverain afin de contribuer à façonner une ville plus verte.
Chrismène Dorme – IJL – Le Régional
Et si la meilleure façon de célébrer deux siècles d’histoire était de penser aux générations qui suivront. Dans le quartier du Village SoHo, de nouveaux arbres ont été plantés le long d’un sentier relié à la Thames Valley Parkway, l’un des principaux axes du réseau de mobilité active de London. Le projet s’inscrit dans un vaste chantier d’aménagement des parcs déjà amorcé dans le secteur.
« Ce site était idéal pour le projet de plantation d’arbres marquant le bicentenaire, en raison d’un important projet d’aménagement de parcs déjà en cours », explique Andrew Buttigieg, responsable des communications à la Ville de London.
Le choix de cet emplacement répond à plusieurs objectifs, dont renforcer les liens entre les quartiers, les parcs et la rivière Thames, tout en rendant le parcours plus agréable pour les personnes qui l’empruntent à pied ou à vélo.
« Les arbres ne se contentent pas d’embellir nos quartiers. Ils contribuent à créer des collectivités plus saines, plus agréables à vivre et mieux reliées entre elles », a indiqué, par voie de communiqué, Shawna Chambers, directrice du service Changement climatique, Environnement et Gestion des déchets de la Ville.
À terme, le sentier pourrait ainsi devenir davantage qu’un simple corridor de déplacement : un lieu propice à l’activité physique, aux promenades et aux rencontres. « Que vous vous rendiez au travail ou à l’école à pied ou à vélo, ou que vous profitiez simplement du sentier, ces aménagements facilitent la pratique d’une activité physique et le maintien du lien social », précise M. Buttigieg.
London ne mise toutefois pas uniquement sur la valeur esthétique des arbres. La municipalité souhaite développer une forêt urbaine saine et résiliente et accorder une place croissante aux arbres dans ses projets d’aménagement. L’objectif est d’ailleurs clairement établi : faire passer le couvert arboré de la ville à 34 % d’ici 2065, conformément à la Stratégie de foresterie urbaine de London.
Pour donner aux nouveaux arbres les meilleures chances de s’enraciner, la Ville a privilégié des espèces indigènes de la région et adaptées aux conditions particulières du site, notamment à son humidité et à la nature de son sol.
Érable noir, érable rouge, érable à sucre, charme de Caroline, micocoulier occidental, caryer ovale, tulipier de Virginie, pin blanc, chêne à gros fruits, tilleul d’Amérique, orme rouge et amélanchier à feuilles lisses figurent parmi les espèces plantées.
Cette diversité vise aussi à créer un écosystème plus riche et plus résilient. Selon Andrew Buttigieg, le projet permettra notamment de « régénérer les sols, d’enrichir la végétation le long du corridor fluvial, d’attirer la faune et d’offrir de l’ombre au nouveau sentier ».
Le projet commémoratif n’est finalement qu’une partie du travail entrepris par London pour développer sa forêt urbaine. Chaque année, la Ville mène plusieurs initiatives de plantation afin d’accroître sa couverture arborée et de mieux l’adapter aux défis environnementaux à venir.
L’engagement se poursuivra d’ailleurs au-delà du Village SoHo. En septembre, les services municipaux prévoient distribuer gratuitement plus de 2000 arbres aux résidents dans le cadre de la Journée nationale de l’arbre.
Le bicentenaire devient ainsi plus qu’un regard porté sur les 200 dernières années. Il offre aussi l’occasion de planter aujourd’hui ce que les générations futures pourront voir grandir. Au Village SoHo, les arbres sont encore jeunes, mais leur promesse, elle, commence déjà à prendre racine dans le paysage de London.
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Photo : De jeunes arbres prêts à prendre racine dans les quartiers de London. (Crédit : Ville de London)





