L’arrêt du chef du gouvernement canadien dans cet établissement de London, le 16 juillet, a souligné les défis et les besoins des services éducatifs en français destinés aux jeunes enfants. L’occasion a aussi permis de réaffirmer l’importance du soutien fédéral envers les communautés francophones en situation minoritaire.
Olaïsha Francis – IJL – Le Régional
Une visite de haut niveau a marqué le quotidien du London French Day Care Centre. Le premier ministre du Canada, Mark Carney, accompagné des députés fédéraux Arielle Kayabaga et Peter Fragiskatos, s’est rendu au service de garde et pris le temps de rencontrer les enfants, les familles et le personnel.
Pour la direction de l’établissement, cette présence évoque une reconnaissance importante du rôle joué par les services francophones à la petite enfance. Les échanges ont notamment porté sur les réalités vécues par les parents et sur le Programme pancanadien d’apprentissage et de garde des jeunes enfants.
« Nous avons été très touchés par le temps que le premier ministre Carney et les députés ont consacré à interagir avec les enfants et à découvrir nos salles de classes », souligne Perpétue Nitunga, vice-présidente de l’établissement.
Selon elle, cette rencontre a également donné l’occasion à l’équipe de présenter ses réussites ainsi que sa vision d’un avenir où chaque enfant peut grandir, apprendre et s’épanouir dans un environnement francophone, inclusif et bienveillant.
La représentante fédérale de la circonscription de London-Ouest a également insisté sur l’importance de ces établissements pour les communautés francophones. Mme Kayabaga estime que l’investissement dans la petite enfance constitue un moyen concret de préserver la langue et la culture auprès des générations futures.
« En tant que Franco-Ontarienne, je suis convaincue qu’investir dans l’éducation de la petite enfance et les services de garde au sein des communautés francophones partout au Canada est le moyen de préserver notre langue et notre culture pour la prochaine génération », affirme-t-elle.
La visite survient alors que le gouvernement fédéral poursuit ses efforts pour maintenir l’accès à des services de garde abordables. Selon la ministre de l’Emploi et des Familles, Patty Hajdu, les ententes conclues avec les provinces et les territoires ont été prolongées en 2025 afin de favoriser la continuité du système au-delà de 2026.
Ottawa prévoit également un investissement pouvant atteindre 5,4 milliards $ sur deux ans, pour les exercices 2026-2027 et 2027-2028. Cette enveloppe doit contribuer au maintien de services accessibles pour les familles ainsi qu’au soutien du personnel éducateur de la petite enfance. Ainsi, les familles percevront jusqu’à 8157 $ par an, par enfant, pour couvrir leurs dépenses alimentaires, vestimentaires et de garde.
Pour les responsables du London French Day Care Centre, ces mesures revêtent une importance particulière dans les milieux francophones minoritaires. La disponibilité de services dans la langue de la communauté facilite non seulement l’épanouissement des enfants, mais contribue aussi à préserver leur sentiment d’appartenance.
L’équipe du Conseil scolaire catholique Providence a d’ailleurs salué la visite du premier ministre, qualifiée de moment mémorable pour les enfants, les familles et le personnel. Le Conseil souligne également le rôle essentiel des services francophones à la petite enfance dans le développement des jeunes apprenants.
Cette visite met donc en évidence un enjeu qui dépasse les murs de la garderie. Pour les familles francophones, l’accès à des services de qualité dans leur langue demeure un élément essentiel de la transmission culturelle et du développement communautaire.
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Photo: Le premier ministre du Canada, Marc Carney, s’est rendu dans une garderie francophone de London (Crédit : LFDCC)






