Olaïsha Francis

Lancé le 12 janvier au Centre communautaire francophone de Sarnia-Lambton (CCFS), un projet pilote en counseling a pris fin le 31 mars, après plusieurs semaines de services offerts à la communauté. Les dernières séances de groupe se sont tenues le 30 mars, suivies, le lendemain, des rencontres individuelles sur rendez-vous.

Mis en place autour d’un poste en counseling, le programme proposait un accompagnement en santé mentale en français. La travailleuse sociale Alie Pierre offrait des services de thérapie individuelle, de couple et familiale. Les thématiques abordées incluaient notamment le stress, l’anxiété, l’isolement social, la parentalité, le deuil et l’épuisement émotionnel.

Des séances de 45 minutes étaient offertes deux ou trois fois par semaine, sans inscription préalable. Les participants pouvaient choisir entre des rencontres de groupe ou individuelles, selon leurs besoins. Cette flexibilité visait à rendre le service plus accessible, en tenait compte des réalités variées de la communauté.

Malgré ces efforts, la participation est demeurée plus faible que prévu. « Toutefois ce type d’initiative demande du temps pour s’implanter. L’adoption de nouveaux services, en particulier en santé mentale, repose souvent sur la confiance et la sensibilisation à long terme », indique Tanya Tamilio, présidente du CCFS.

Au total, neuf clients réguliers ont bénéficié du programme. Certains ont amorcé leur parcours en groupe avant de poursuivre en individuel, permettant un accompagnement plus approfondi. Trois types de groupes ont été testés au cours du projet, chacun attirant des participants.

L’un de ces groupes a notamment accueilli une jeune mère célibataire avec son nouveau-né. Pour elle, ces rencontres représentaient une occasion de sortir de l’isolement et d’échanger dans un cadre bienveillant. Ce type d’expérience illustre l’importance de créer des espaces où les participants peuvent se sentir écoutés et soutenus.

Parmi les retombées du programme, un adolescent a retenu l’attention des organisateurs. Sa participation lui a permis de réaliser l’importance de la santé mentale dès le plus jeune âge, ainsi que l’existence de ressources en dehors du milieu scolaire.

Avec la fin du projet pilote, une transition est en cours. Les dossiers et le suivi des clients seront transférés vers le Family Counselling Centre de Sarnia-Lambton, qui travaille à développer des services en français dans la région.

Le bilan reste encourageant pour les organisateurs. L’initiative a permis de tester différentes approches, de mieux cerner les besoins et de jeter les bases d’une offre de services adaptée à la communauté francophone.

Même avec une participation limitée, l’expérience démontre la pertinence de ce type de service et ouvre la voie pour améliorer l’accès à des ressources en santé mentale en français à Sarnia-Lambton.

Photo : Alie Pierre (courtoisie : Alie Pierre)