Alexia Grousson

Le Centre culturel Jolliet (CCFJ) a célébré l’arrivée du printemps avec une sortie à l’érablière Fort Rose Maple Company le 8 mars dernier. L’activité a rassemblé 82 participants, un nombre bien au-delà des attentes des organisateurs.

Au départ, les responsables prévoyaient remplir un seul autobus pour le déplacement vers Parkhill. L’enthousiasme des membres de la communauté a toutefois forcé l’organisation à affréter un deuxième véhicule. Le président du Centre, Normand Prévost, s’est réjoui de cet engouement.

« C’est une activité traditionnelle francophone, surtout pour les Québécois. Comme nous sommes dans le Mois de la Francophonie, c’était une belle occasion de la remettre au programme. Cela faisait longtemps que nous ne l’avions pas organisée et nous sommes très heureux de la ramener », a-t-il expliqué. Il a également remercié Stéphane Messier, qui a suggéré l’activité et pris la responsabilité de toute la logistique de cette sortie familiale.

Sous un soleil printanier et une température d’environ 8 degrés, les participants ont profité d’une visite guidée de l’érablière et de plusieurs activités extérieures. En raison du grand nombre, le groupe a été divisé en deux pour une excursion d’environ 30 minutes à bord d’une charrette tirée par un tracteur.

Les guides ont présenté en détail le processus de fabrication du sirop d’érable, de l’entaillage des arbres jusqu’à la mise en bouteille. Les visiteurs ont notamment appris qu’au début du printemps, lorsque les nuits demeurent sous zéro et que les journées se réchauffent, un petit trou est percé dans le tronc de l’érable (souvent l’érable à sucre) afin d’y insérer un chalumeau qui permet à la sève de s’écouler.

Le précieux liquide, composé d’environ 2 % de sucre, est ensuite recueilli dans des seaux ou par un réseau de tubes menant à un réservoir. Elle est chauffée afin que l’eau s’évapore et que le sucre se concentre. Il faut environ 40 litres de sève pour produire un seul litre de sirop. Une fois la cuisson terminée, le liquide est filtré pour enlever les minéraux et les impuretés, puis versé encore chaud dans des contenants stérilisés pour en assurer la conservation.

Après la visite, les participants ont savouré un brunch traditionnel composé de crêpes nappées de sirop d’érable et de jambon, dans une ambiance conviviale rappelant les grandes tablées printanières. Les visiteurs ont également eu l’occasion d’acheter divers produits locaux à base d’érable tels que du sirop, du beurre d’érable et des bonbons.

« Tout s’est très bien déroulé », a souligné Normand Prévost. Seule petite déception de la journée : l’absence de tire d’érable sur la neige, rendue impossible en raison du manque d’accumulation cette saison.

Fort du succès de cette activité rassembleuse, le CCFJ donne déjà rendez-vous à la communauté dans quelques jours avec le spectacle du groupe Break Syndical, prévu le 28 mars.

Photo : Les guides ont présenté le processus de fabrication du sirop d’érable. (Courtoisie : CCFJ)