Alexia Grousson
Le 14 février, la ville de London accueillait la 49ᵉ édition du tournoi Matsumura Challenge, un rendez-vous incontournable des arts martiaux, principalement de karaté et des disciplines associées. Plus de 200 athlètes venus de toute la province et même des États-Unis ont participé à cette compétition.
Parmi eux, FURANSU, dont le nom signifie « Francophone » en japonais, est le seul club du sud de la province à enseigner le karaté en français. Ses sept élèves ont brillé lors de la compétition, défendant fièrement leurs couleurs et décrochant un impressionnant total de 11 médailles.
La jeune Lily Guéret, 7 ans, a fait ses débuts en compétition avec courage dans le kata et le combat, tandis que sa sœur Sophie, 9 ans, est repartie avec l’argent en combat et le bronze en kata. Chez les débutants de 7 à 9 ans, Nicholas Thwaits a décroché l’argent en combat, et dans la même discipline, chez les 10-12 ans, Maxwel Mengsha a également obtenu l’argent. Quant à Hazel Thwaits, elle s’est distinguée dans les catégorie kata, combat et kata par équipe.
La révélation du tournoi a été Élodie Mathieu, nouvelle ceinture noire, qui a remporté quatre médailles : argent en kata par équipe, kata d’armes avec le bâton long Bô, et combat, ainsi qu’un bronze en kata individuel. Grâce au cumul de points obtenus avec ces performances, elle a été sacrée Grande Championne féminine du tournoi dans la catégorie ceinture noire.
L’enseignante et coach du club, Patricia Beauregard, a remporté l’argent en kata individuel et par équipe, ainsi qu’une médaille de bronze en kata d’armes dans la catégorie des ceintures noires 35 ans et plus.
Pour Mme Beauregard, l’expérience a été particulièrement enrichissante : « Je suis super fière. J’enseigne après les heures de classe, une fois par semaine. Nous sommes un petit club et nous n’avons pas souvent la chance de participer à des tournois, car il faut voyager loin… Le fait que le tournoi a eu lieu à London est formidable. Voir l’engagement des jeunes pour cette discipline, ainsi que leur camaraderie et leur respect mutuel, fut une belle expérience. De plus, nous sommes les seuls à parler en français entre nous pendant les compétitions, et les autres participants essaient souvent de communiquer avec nous en français. Cela attire les regards et fait tourner des têtes. »
Après cette édition réussie, le club se tourne déjà vers la prochaine compétition, prévue le 13 juin à Windsor.
Photo : De gauche à droite : (devant) Nicholas Thwaits, Sophie Guéret et Lily Guéret; (derrière) Patricia Beauregard, Hazel Thwaits, Maxwel Mengsha et Élodie Mathieu (Courtoisie de Patricia Beauregard)







