Le Carrefour des femmes du Sud-Ouest (le Carrefour) a tenu son assemblée générale annuelle le 23 septembre, dans une édition marquée par un anniversaire particulier : celui de ses 20 ans d’existence. L’organisme, qui accompagne les femmes francophones victimes ou survivantes de différentes formes de violence, a profité de l’occasion pour dresser le bilan de ses activités et souligner le travail accompli au cours des deux dernières décennies.
La directrice générale, Cornélie Mwenyi Mbaya, a rappelé que le Carrefour est avant tout « une maison d’espoir et de solidarité où chaque femme est accueillie avec respect, écoute et bienveillance ».
Selon elle, l’espoir ne signifie pas que « tout va bien, mais qu’une femme peut trouver une main tendue, un espace sécuritaire et une communauté qui croit la survivante et l’accompagne sans jugement vers la reprise de son pouvoir d’agir ».
Au cours de l’année, l’organisme a offert du counseling individuel et de groupe, de l’accompagnement, de la représentation, de l’aiguillage, de l’assistance pratique ainsi que des services de défense des droits.
Le counseling individuel a rejoint 378 usagères, pour 2101 heures, tandis que les groupes de soutien ont rassemblé 379 participantes lors de 33 séances. Les services d’urgence ont pour leur part répondu à 554 appels, représentant 878 heures d’intervention. Quelque 226 femmes ont également bénéficié de services de représentation et d’accompagnement, totalisant 1382 heures.
La prévention et la sensibilisation ont occupé une place importante dans les activités de l’organisme. Douze ateliers consacrés à la prévention de la traite des personnes ont touché 349 participants. Le Carrefour a également organisé trois séances dans le cadre de la Semaine nationale des victimes et survivants d’actes criminels, rejoignant 1850 personnes.
Le travail de liaison communautaire s’est poursuivi avec plus de 1150 femmes francophones lors d’activités de sensibilisation et d’éducation publique. L’organisme a aussi participé à plus de 35 rencontres, comités et initiatives communautaires avec ses partenaires.
L’organisme offre également un soutien aux femmes touchées par la violence familiale engagées dans des procédures devant la Cour de la famille, en partenariat avec Anova et Action ontarienne contre la violence faite aux femmes.
Grâce à une collaboration avec Aide juridique Ontario, les femmes peuvent aussi obtenir deux heures de consultation juridique gratuite en droit de la famille et de l’immigration. Les enjeux rencontrés comprennent particulièrement la pension alimentaire, la garde des enfants, le droit de visite, le divorce et le logement.
Pour la présidente Julie Chalykoff, ces 20 ans constituent une étape importante. « Vingt ans, ça se fête », a-t-elle souligné, annonçant qu’une célébration aura lieu en mars, à l’occasion de la Journée internationale des femmes. Elle a également rappelé l’importance du Carrefour pour soutenir et outiller les femmes francophones afin de favoriser leur autonomie et leur droit à l’égalité.
De son côté, Nathalie Grenier, superviseure de programme au ministère des Services à l’enfance et des Services sociaux et communautaires, a salué « l’engagement, l’expertise et le dévouement » de l’organisme, et souligné son rôle auprès des femmes et des enfants touchés par la violence.
Le Carrefour entend poursuivre sa mission au cours des prochaines années. Le conseil d’administration demeure par ailleurs inchangé. Il est composé de Julie Chalykoff, Christelle Dany, Carole Gagnon, Maryse Héroux, Diegra Kambamba, Pascasie Kanyenkinko et Maryse Paquet.
L’organisme a relancé un appel de candidatures afin de recruter de nouvelles bénévoles pour siéger au conseil, un exercice qui demeure difficile.
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Photo : Des membres du conseil d’administration. De gauche à droite : Christelle Dany, Pascasie Kanyenkinko, Julie Chalykoff, Maryse Paquet, Maryse Héroux et Cornelie Mbaya. (Photo : Le Carrefour)





